Ne pouvez-vous la voir, la tour à l'horizon,
Auréolée de noir ?
Le mirador géant qui fait naître la gloire,
Ou la dénie, selon.
Du haut de cet empire, mille grues de papier
Pliées par les poètes
S'envolent aux quatre coins d'un monde dirigé
Par une poignée de lettres.
Et de grands bateaux blancs, de la même matière,
Voguent placidement vers sa base assaillie ;
Il n'y a nul espace, sur la sombre rivière,
Qui ne porte un fragment de rêve inaccompli.
Voici la hiérarchie de la littérature :
Les modèles au sommet et les brouillons en bas.
Serions-nous avisés pour marquer le futur
D'effacer toutes nos fois, raturer toutes nos lois ?
Car le pouvoir est là, dans nos plumes timides,
Malmenées par tous vents,
D'édifier un instant nos propres monuments
Dans ce royaume vide.
Ami, prenons la mer, il y a plus d'un phare
Pour éclairer nos vies ;
Si demain nous mourrons, rappelle-toi que l'oubli
N'est jamais plus amer que tout autre hasard.
Par Ulquiorra
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These words for the lonely nights
When the wound is reopened
When the cold screen is more human than most
And asks me to imagine
How to picture this Paradise Lost
-A mere fancy born from a tear...
From another tonight....
Always falling
Hardly ending-
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A tear...
Falling
Slowly
-Beyond Measure-
A microscopic,
Salty,
Wet
Universe...
Withering toward
The floor
-Oblivion-
A complex,
A life of
Pain,
Bliss,
Hope...
The rotation
Of the cosmos
Wears away...
Soon,
A dry mark
Upon
the
filth.
Par Ulquiorra
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Je suis née derrière ces parois de verre,
Cette galaxie embouteillée
Où les bulles scintillent sur le vide sucré
Telles des étoiles bien éphémères.
Je suis unique mais si banale,
Ma goutte d'océan parfois me noie
Dans l'oubli si suave et trivial
Des millions d'autres comme moi.
J'aimerais voir la vérité
Occultée derrière ce cristal troublé ;
Ces journées passées à scruter
Ne me renverront guère que mon reflet.
Mais voilà que la lumière m'inonde
Du haut de cette prison qu'est mon monde ;
Mon corps plastique, sculptural,
S'élève vers sa destinée fatale.
Une main de titan avide
S'empare de mes courbes sensuelles ;
Mon ancien berceau est enfin vide
Et le plaisir effleure l'éternel.
Telles sont mes trente secondes de vie ;
Je me baigne dans ses yeux avec envie,
Je m'éteins, douce au milieu des glaçons,
Mourant de l'amour par procuration.
Par Ulquiorra
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What did they say?