Vendredi 9 mai 2008


The shadows were heavy with ink-
The old paper adorned the core of the hazy forest as it had always done.
The girl flew to behold its lines, like every night.
If imagination is a religion, then this leaf is a god.
At least for her.
Her mind is a source into which the fragile translucent idol dips its edge and unveils the unseen world of beauty.
Her black eyes are gates leading to an ever-blooming complex of pure stars.
Her lips are a court- sealing what is- and what is not- ruling these vast bubbles of shapeless, ever-changing fancies.
Her ears are deaf- aside from the golden symphonies- that of her diamond pen scratching ivory paper-
Her hands are eternal towers erected to hold the dearest gift to mankind.
Black souls shall never enter the Wood of Art- her red hairs shall set them ablaze.
She does not need legs- Her green wings carry her anywhere- a moony flash-
There is no place in the universe she cannot see-
For there is nothing in the universe she cannot picture.
Par Ulquiorra - Publié dans : Random Thoughts
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Jeudi 8 mai 2008


Concert mémorable de Manu le 7 mai 2008 aux Ecuries (Ruaudin)...Je ne pouvais pas m'empêcher de poster l'un de ses morceaux, celui qui m'est symbolique...Le texte qui le compose n'est qu'à 10 pages d'ici, mais voilà une occasion de le dépoussiérer:


The stars are collapsing
I watch them with a dry
Tear on my white face

Homes burning Mankind decaying
Earth drifting on lava streams
Human beings running for their lives
Ages have ellapsed since I lost mine

As the world is dissolving into nothingness
My tortured soul rises to warm heavens
Longing to melt with yours and never part


Manu, mille mercis pour avoir sublimé ce poème qui ne figure pas parmi mes meilleures compositions! J'espère bien que ce ne sera pas notre dernière collaboration (plutôt improvisée sur ce coup, mais ça marche pas mal!)

Par Ulquiorra - Publié dans : Most Loved Melodies
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Mardi 6 mai 2008
Echo de lumière
Les fleurs dans l'herbe verte
Drainent mes larmes
Par Ulquiorra - Publié dans : Haikus
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Lundi 5 mai 2008
Souffle de l'hiver
Les balançoires blanches
Frissonnent soudain
Par Ulquiorra - Publié dans : Haikus
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Dimanche 4 mai 2008


Un jour de février, le livre fut ouvert-
Ses pages immaculées devinrent vite ténèbres
Tantôt entrecoupées par un panda célèbre,
Mais toujours dominées par la quête d'une chimère.
Car à quoi bon le nier, ce havre de mes maux,
Exutoire raffiné à la parure de mots,
Ne fut dressé que comme une ombrelle dérisoire
Protégeant l'écrivain d'un ouragan de pleurs,
Une tourmente de printemps aux meurtrières fleurs,
Tentative poétique pour que survive l'espoir.

Et si je voulais rendre une justice méritée
A la mère de ces lieux par le dépit créés,
Je dédierais ces lignes à celle qui autrefois
Etait de toutes les plantes la plus radieuse du bois-
Rose qui fit le dur choix de se muer en ortie
Emportant avec elle la beauté de mes nuits.
Alors à toi la flamme qui a brûlé mon âme,
Distillant la beauté à partir de la peine-
Te riant de mon coeur quand il t'offre ses rênes-
Je ne peux refuser la parenté du drame.

Mais à vous mes lecteurs je pose cette question:
Une fois que l'encre coule jusqu'à la déraison,
Que les diamants des mots bâtissent une tour d'ivoire,
L'origine du trésor saurait-elle prévaloir?
L'époque déjà lointaine où ce cristal de lettres
Ne reflétait rien d'autre qu'une faille dans l'amour
N'est qu'une fondation un peu plus floue chaque jour,
Une obsession cruelle appelée à disparaître.
L'océan de mes songes, et celui de mes pairs
Feraient presque de la vie un hasard moins amer.

Il y a celui d'Elise, univers de coton-
Croisière bleue onirique sur la vague des mots
Qui se voilent, facétieux, entre ses douces lignes.
Il y a l'Otono DiZ, aux multiples saisons-
Où cataclysmes et fées du talent sont le sceau
Sans pour autant renier une pureté insigne.
Il y a bien sûr Pauline, brillante constellation-
Ange de littérature, ancienne sur le bateau
Où maintenant nous vivons, naviguant sur les signes.
C'est cette belle unisson qui rend mes mots si dignes!

Ces âmes extraordinaires ont su me conforter,
Me donner conviction qu'après les longues nuits,
C'est l'aurore aveuglante qui s'empare de l'ennui
Et le renvoie dormir au fond de l'encrier.
Leurs vers bien acérés, leur présence chaleureuse
Ont entamé la tour érigée par le temps,
Celle qui me condamnait à cette vie d'amant
Moisissant dans ce champ de fleurs toujours brumeuses.
C'est avant tout les noms de ce trio brillant
Qui seront à l'honneur de ce numéro cent.

Oui, le cap est franchi, et le navire perdu
Commence à entrevoir le chemin parcouru
En scrutant son sillage unique et éthéré
A la recherche d'indices pour bien mieux naviguer.
Car l'horizon est vague et infini à l'oeil
Du capitaine novice qui vient de prendre la mer
Pour y trouver merveilles inconnues sur la terre.
De son ancienne vie il a bien fait le deuil,
Pour la même raison que le font tous les hommes
Qui souhaitent quitter la foule pour de nouveaux royaumes.

L'esquif sans prétention qui vous livre ces paroles
Voudrait bien sûr voguer sur les sept mers du monde,
Se frayer un chemin jusqu'aux confins de l'onde
Et verser à Neptune une symbolique obole.
Revenir au pays les cales pleines de richesses-
Un papier éternel noirci par la finesse,
Une grande figure de proue dont le simple renom
Serait bien assez vaste pour éclipser galions.
Rodé par la sagesse, il serait assuré
D'entrer dans un musée plutôt que de sombrer.

Mais si par aventure le domaine de la barque
Ne s'étendait jamais plus loin sur l'empire bleu-
Si elle ne faisait que naviguer sans enjeu,
Nullement appâtée par la gloire du monarque
Qu'elle aurait pu devenir en bravant les tempêtes,
Alors je resterais cet anonyme poète
Qui écrit bonnement pour un public d'amis,
Sans se ronger les sangs pour ce succès réduit.
Loin de tous les critiques simplifiant la beauté-
Au sein du bataillon qui l'a vu émerger.

DiZ un jour m'a rappelé qu'on ne saurait juger
Les formes d'expression que les artistes élisent-
Libres de toute contrainte ou très alambiquées,
Textes trop versifiés ou lignes imprécises.
C'est pour cette même raison que si mon art déplaît,
Ne vous inquiétez pas, je nous le réserverai.
Mes cent divagations, larmes ou réflexions
Ne sont qu'un avant-goût de ce que ce bastion
Erigé par douleur au milieu de ces fleurs
Recèle derrière ses murs d'édifice amateur.

Etonnant, mais la fin n'est qu'à dix vers d'ici-
La journée passe bien vite en votre compagnie!
Et si j'ai épuisé toute mon inspiration-
Et si j'ai employé mon lexique à foison-
Elaboré ces lignes, ces cent alexandrins-
Transpiré sur ces strophes à m'en user les mains-
C'est pour graver, ami, ce tournant de mes jours
Sur la coque d'un rafiot aux desseins inconnus.
Désires-tu embarquer, que je me sente soutenu
Dans le fier maelström du voyage sans retour?
Par Ulquiorra - Publié dans : Random Thoughts
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Vendredi 2 mai 2008
Au milieu de l'océan nommé existence
Se trouve une stèle à la merci des vents.
Elle fut érigée pour rayonner, intense,
Avant de replonger dans le gouffre béant.

Cette pierre érodée parfois trompe l'ennui
En marquant de ses lettres l'oeil d'un équipage
Qui avant sommeillait sur un navire trop sage,
Repoussant vers l'horizon le délai de l'oubli.

L'éphémère monument lance ainsi à la mer
Le flacon de l'espoir d'une gloire supposée
Naviguer plus longtemps au gré des alizés
Pour semer ses vestiges sur le bord de la terre.

Le sépulcre d'un jour devient le triste père
D'une poignée de sable jetée sur le rivage,
Détail imperceptible dans le grand paysage,
La plage des artistes que jamais on n'enterre.

Maintenant que la tombe a achevé son ouvrage,
Gravé son espérance avant de prendre le large,
Fait bruisser son nom dans tous les ports du monde,
Elle doit s'en retourner dormir, glacée dans l'onde.

Les flots noirs de la mort l'engouffrent sans attendre,
Elle coule docilement dans un dernier rêve bleu,
Une tempête d'angoisse brise son marbre tendre...
Léguera-t-elle aux marins de suffisants adieux?


Par Ulquiorra - Publié dans : A Matter Of Life & Death
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Jeudi 1 mai 2008
[------->Detour] On Right, a Lost Paradise [Stop]
/Yield/ Left<------the screen boundaries <Dead End>
<Roundabout Ahead> Beware! Maelstrom of words! (Do Not -- Enter)
/Highway 2501/ PPA zone <Traffic Lights> DiZ road [Speed Limit 0]
<Dolphin crossing> Lily lane <Slow Down>
[Park This Side] Endless street ahead [No Parking]
<Two-way Traffic> Give way to imagination [Wrong Way]
[Keep Left] or [Keep Right] <?> øππêÂæ /10%/ [Exit-->] [No Exit]
l End-Of-Line l
Par Ulquiorra - Publié dans : Delirium, Frenzy, Fury...
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Jeudi 1 mai 2008


Mon corps, frêle roseau, abandonne ton despotisme charnel!
Car l'esprit est chêne aux abondantes ramifications-
L'incendie du coeur n'en brûlera jamais toutes les sections-
Il est du bois de la vie l'élément essentiel!

Cet arbre centenaire cherche parfois plus grande liberté-
Par la faible plante il reste pourtant toujours entravé-
Jamais il ne quittera le domaine qu'on lui a dévolu,
L'infime parcelle de terre sur laquelle il croît, croîtra et crût.

Fusion peu harmonieuse à la merci d'une pluie hasardeuse,
C'est ainsi que l'impure mousse ronge le bois des songes.
La fin d'un végétal, cependant, emporterait l'autre en mourant.
La verdure doit donc s'accommoder de ce duo mal équilibré.

Car le chêne ne voit jamais au delà du champ du roseau-
Car le roseau se fane sans les ordres de l'arbre-
Car l'arbre s'effondre sans le support de la plante-
Car la plante n'est limitée que par la compétence du chêne.



Merci à Jean de La Fontaine :p
Par Ulquiorra - Publié dans : Random Thoughts
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Mercredi 30 avril 2008

L

Eight years have withered away like the brown leaves of my chestnut tree...
Do you remember? Do you remember...
When you dived into my eyes and remained there for months, and months, and months...
You knew at once...At once...
We were meant to meet...Yet meant to part...
You could not touch my skin without leaving a deep scar...
Isolated, yes we were...
Too much sand in my hourglass...Too many miles between us...
However...However...
Can you forget?
Forget the sunny days...The memories of bliss...My hand...
Can you forgive?
The promise I buried beneath two layers of rain...of petals...
Somewhere in my dreamlike world...Our love is untouched...
We wander in the midst of this field...Hovering above a sea of tears...
You do not have to worry...Nothing is more secure than our past...
As long as reality exists, these two souls will remain entwined...
Below the Sun...Above mankind...
Do not see me through your present eyes...
I will hold your hand from another age...
As we walk asunder toward our new state of existence...
The undying truth will be our shadow...
Our shadow...
Our shadow...
Par Ulquiorra - Publié dans : Love
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Mercredi 30 avril 2008


Lumière par une nuit rêvée
Le cœur à la renverse sur la colline aux étoiles
Les yeux enchaînés à la tombe
Le sang qui coule loin des colombes
Sur la terre brune abandonnée
Où le temps ne fait que passer
Où le vent ne fait que froisser
L’être perdu dans un monde
Qui n’a de beau que l’oublié



********


Alors Poudou se lève de sa demeure d'éternité-
L'esprit engourdi, le corps momifié.
Entre toutes les choses irritant les pandas,
Rien ne surpasse les pleurs de l'humain las.
L'animal en furie exerce son formidable pouvoir
Et envoie l'âme romantique en enfer se faire voir.
Poudou par ce geste apaisé retourne dans la mort
Dormir en paix, gobant en rêve des côtes de porc.
Excellent somnifère, la destruction des mots que DiZ profère!
















Une coopération DiZ - Ulquiorra
Par Ulquiorra - Publié dans : Delirium, Frenzy, Fury...
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Where am I?

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  • : Nevermind.
  • : 21/02/2008

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